20 août 2008
Les neiges du mois d'août.
Septembre pianote à ma porte. L'avenir est en fièvre, mes chimères se noient sur un échiquier, passant tantôt au noir, tantôt au blanc, sautillant parfois en boitant d'une case à l'autre sans même me demander mon avis. Passer de l'indiscrétion la plus totale à la pudeur la plus vaine, de l'aberration la plus inopportune à l'hilarité la plus suave. Je rêve d'entrevoir des correspondances énigmatiques avec des inconnus de passage. Lassantes sont mes journées, partagées entre des envies fièvreuses de passer de l'autre côté d'un miroir - n'importe lequel - et entre les hymnes au travail bien fait, crasseuse, salie, dégoûtante pour que tout soit convenable, présentable et décent. Moi je te l'ai dit : je ne veux pas d'une vie bien rangée. Je ne veux pas être sûre de moi, parce que ce n'est pas vivre que de savoir. Je veux tout l'impossible sur le palier de ma porte, je veux une vie sonore, avide de passion et d'entendements en tout genre : un deux trois, tu vas là. Peut-être un peu trop en perdition, il faut que je souffle, que je respire à grandes gorgées tous les désirs poussés par la volonté avide que j'ai de noyer les démons collés sur les lavabos. Je prendrai l'éternité s'il le faut, grimée par mes brouillons et mes ratures.
Il est 22 h 26.
22:25 Publié dans Poulese Rinidette. | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note